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Accueil > L'Aluminium > La Production

 

La production d'alumine est largement concentrée autour des zones de production de minerai. L'Australie est le premier producteur mondial devant la chine et l'Amérique de Sud. L'Europe est un acteur mineur, la France n'a plus de production significative.

En 2010 la production d'Aluminium primaire approche les 40 millions de tonnes au niveau mondial.

Sa localisation a subi des modifications structurelles considérables, les parts de production de l'Amérique du nord et de la communauté Européenne ayant tendance à décroitre tandis que la production japonaise a totalement disparu. En parallèle, on a assisté à l'explosion de la production chinoise devenue dominante même si elle reste largement absorbée par la consommation intérieure. Des pays comme l'ancienne URSS, l'Australie, le Brésil sont restés ou devenus des acteurs majeurs, alors que la Chine est devenu l'acteur majeur.

La France, berceau de l'Aluminium, n'abrite plus qu'une part très faible de la production mondiale, (0,4 millions de tonnes de métal primaire sur près de 40), sur les deux sites de Dunkerque et St Jean de Maurienne.

 

 

 

L'ALUMINIUM EN FRANCE

Le métal

En 2010, la production de métal primaire en France a été de 358 000 tonnes. Cette valeur est en constante régression du fait principalement des coûts d'énergie que les hautes performances atteintes par les installations ne permettent pas de compenser pleinement. Il ne subsiste plus que deux sites actifs, à Dunkerque et à St jean de Maurienne.

La consommation de métal primaire en France a été en 2010  de 738 000 tonnes, la différence étant fournie par le solde du commerce extérieur, déficitaire à hauteur de 54% des besoins.

L'aluminium français est produit à partir d'énergie non fossile ; alors que les préoccupations environnementales deviennent des priorités, il est permis de s'interroger sur le bien fondé d'une dépendance extérieure conduisant à importer un métal produit pour une grande part avec des énergies productrices de gaz à effet de serre.

 

La consommation totale d'aluminium en France en 2010 a été de 1 276000 tonnes. Le métal recyclé a contribué à hauteur de 554000 tonnes à la satisfaction du besoin total (soit près de 43 % de celui-ci, un chiffre particulièrement élevé). Ceci est en soi un motif de satisfaction et illustre bien la réalité du recyclage de l'aluminium en fin de vie.

Toutefois, il faut noter que la production française de métal recyclé n'a été que de 498 000 tonnes. Nos approvisionnements ont donc dépendu à hauteur de 56 000 tonnes des importations nettes. On note par ailleurs que la France est exportatrice nette de matière première secondaire aluminium, les recycleurs ayant choisi d'importer des déchets de haute qualité.

Au-delà de la France, la fuite des matières premières secondaires aluminium hors de la Communauté est une réalité qui pose un problème comparable à l'échelle mondiale. Ce métal sera certes effectivement recyclé ailleurs, mais dans des conditions environnementales et sociales discutables et il reste un appauvrissement global pour nos économies. En effet, il n'y a pas de surplus de production de métal recyclé. Tout le métal disponible est effectivement absorbé. L'exporter hors de la Communauté revient à accroitre notre besoin de métal primaire, avec un bilan énergétique négatif.

Corrigé du solde du commerce de demi-produits (également déficitaire), la consommation intérieure d'aluminium atteignait 1 276 000 tonnes en 2010, en reprise de près de 20% par rapport à l'année précédente qui avait subi l'impact de la crise.

 

La première transformation

 

En 2008 la production française de produits laminés était de l'ordre de 500 000 t. Le marché pertinent est continental et les productions spécialisées, les échanges extérieurs tant à l'exportation qu'à l'importation sont très élevés.

 

La production de produits filés a été de 190 000 t, très inférieure à la consommation (400 000 t). Près de 60% de la consommation française provient de l'étranger, essentiellement des pays limitrophes, l'Espagne arrivant en tête.

La production de filage en France est le fait de filiales de grands groupes (Hydro, Alcan, SAPA) dont les stratégies d'implantation ne sont pas nationales, de quelques fabricants de produits finis rétro-intégrés en filage, et d'un seul indépendant. Dans les trente dernières années, l'Espagne a vu se développer un nombre considérable de fileurs indépendants très dynamiques, largement aidés par la politique Européenne. La France n'a pas bénéficié de ce mouvement, tandis que les conditions générales d'exploitation n'étaient pas jugées assez bonnes pour justifier des investissements importants des grands groupes.